• Carole L'Archer
  • Artiste-peintre
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Une histoire d’amour entre ciel et terre

Une histoire d’amour entre ciel et terre

«L’art est un chemin sans frontières où l’on ne peut jamais se perdre…!». Cette citation très personnelle est le fruit de plusieurs années de pratique en art visuel, d’explorations et de recherches souvent agrémentées de doutes et de dualités qui m’ont accompagné et cela jusqu’à aujourd’hui. Je ne peux que m’incliner devant ce que j’appelle, et avec raison, « un don de la vie». Je sers l’art et non le contraire. Il m’habite et m’insuffle son énergie jamais épuisée et m’amène toujours plus loin et plus haut. Je ne peux qu’encourager ceux ou celles qui décident de prendre ce chemin, aussi tortueux soit-il, afin d’en faire leur parcours de vie à tout jamais. L’art rend notre société plus belle, plus intéressante et nous sommes ceux qui participent de très près à son évolution. Nous parcourrons le temps indéfiniment à coup de pinceaux et de spatules, façonnant ainsi notre imaginaire pour le rendre plus réel.  Je suis fière d’être une artiste. Je persiste et signe dans cette voie avec une détermination sans fin et une foi inéluctable. Ma vie dans les iles a influencé évidemment mes explorations en ce qui concerne les matières, les textures, les couleurs ainsi que ma démarche artistique. Même si au début en 1973 lorsque je peignais ma première toile, je ne savais pas où cette expérience allait m’amener, il me semblait déjà que je n’échapperais pas à l’appel puissant de l’énergie terrestre que je sentais tout autour de moi. Dès le début, sans savoir qu’il s’agissait de techniques mixtes, j’utilisais des mélanges de médiums tels que l’huile et le fusain, le sable et la terre et travaillais déjà en épaisseur. J’honorais particulièrement des scènes de la vie quotidienne des Antilles où je vivais, faisant de moi alors ce qu’on appelle un peintre figuratif. Au fil des années, l’Afrique fut de plus en plus mon thème favori, et ce que j’appelais «le berceau de l’humanité» au début devint petit à petit la terre, la terre mère, notre terre mère puis finalement Gaïa. C’est elle que j’honore aujourd’hui. Toute ma démarche artistique tourne autour d’elle et n’existe que pour elle. Pour moi, un artiste doit toujours se renouveler et ne pas rester dans sa zone de confort. Je ne pourrais jamais peindre toujours la même chose, les mêmes sujets, utiliser les mêmes techniques car à mon humble avis, ceci signerait mon arrêt de mort. Je suis libre car mon esprit est vivant! Cette liberté m’amène toujours ailleurs et n’a pas de fin. C’est elle qui a permis en 2009, la naissance d’un concept unique au monde «Les Jardins de l’Art Suspendu». Une fusion de la nature et de la peinture… Fougères, orchidées, lierres, violettes africaines etc… poussant sur de l’acrylique et évoluant au gré des saisons. Une révolution dans le domaine de l’art visuel! Je suis fière aujourd’hui de savoir que plus de 40 jardins de l’art suspendu poussent dans les maisons de leurs acquéreurs au Québec, en France et en Martinique. Ce concept n’est à présent créer que sur demande, ayant comme à mon habitude passé à autre chose. Fin 2010, après plus de 38 ans de figuratif, je lançais ma toute première collection abstraite «Le Reflet de Soi». J’abandonnais délibérément l’acrylique pour créer mon propre médium à base de pigment et d’époxy que je baptisais « l’époxy pigmenté ». Du végétal au minéral la ligne est mince. Sortant de ma zone de confort avec brio, cette collection me permit alors d’explorer en profondeur la matière brute dont seule la terre possède. Ce virage vers les mouvements et les lignes n’a fait qu’accentuer ma démarche artistique s’alignant de plus en plus vers une introspection intérieure et profonde voire même spirituelle. Et vint alors «L’Art Om»! Depuis quelques années déjà, je sentais monter en moi le besoin de sortir de la surface limitée de la toile. Je savais que le temps viendrait où je me mettrais irrémédiablement à la sculpture. Je pense que beaucoup de peintre, ont déjà senti ce besoin. C’est inévitable! C’est en découvrant, en décembre 2012, un tout nouveau médium venant de Hollande «le paverpol» que je créais ma toute première sculpture. L’avantage de ce médium est qu’il permet de durcir tous les textiles et les papiers, ce qui représente pour un artiste une opportunité extraordinaire et sans limite dans sa création. Utilisant toutes mes expériences passées en techniques mixtes, je poussais plus loin l’usage de ce médium en le fusionnant avec d’autres matériaux tels que le sable, le bois, la pierre et l’argile. Ainsi en 2013 je présentais une exposition qui se voulait être un voyage à l’intérieur même de la terre. Je définissais «L’Art Om» comme« l’origine de la vie étant un voyage déstructuré du son originel». Une trentaine d’œuvres riches en pigments et en textures où la sculpture brute, parfois abrupte, s’imposait sans aucune pudeur. Ce fut le début d’une aventure qui, loin d’être terminée, a permis depuis, en parallèle, la création d’une collection unique de bijoux nommée «Trib’Art». D’un simple peintre figuratif me voici donc quarante-deux ans plus tard devenue une artiste multidisciplinaire, sans limite et encore plus libre qu’avant.

Agnès Reynaud, artiste visuelle et auteure

Site webwww.areynaud.wix.com/agnesreynaud

www.bloguart.com

Auteur: Agnès Reynaud

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1 commentaire

  1. Merci pour ce beau partage

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