• Carole L'Archer
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Sculpture OU architecture…

L’ARCHITECTURE est l’art majeur de concevoir des espaces et de bâtir des édifices en respectant des règles de construction empiriques ou scientifiques, ainsi que des concepts esthétiques, classiques ou nouveaux, de forme et d’agencement d’espace, en y incluant les aspects sociaux et environnementaux liés à la fonction de l’édifice et à son intégration dans son environnement, quelle que soit cette fonction : habitable, sépulcrale, rituelle, institutionnelle, religieuse, défensive, artisanale, commerciale, scientifique, signalétique,  industrielle, monumentale, décorative, paysagère, voir purement artistique…

C’est pourquoi l’architecture est définie comme « une expression de la culture ». Elle est reconnue comme le premier des arts majeurs dans la classification des arts, communément admise, du XXe siècle, des 9 arts majeurs et fait partie des beaux-arts.  

L’architecture comprend l’édification de toutes les sortes de bâtiments civils ou religieux, les ponts, les aqueducs, les ports, ainsi que les villes. Elle désigne donc à l’origine «l’art » de clore et de couvrir des « lieux » et l’architecte est celui qui dirige cette opération.

Étant donné l’ampleur de ses applications et la volonté d’expression mise sur la construction d’édifices, l’architecture dans toute son histoire est une activité plus proche des arts et métiers qu’une activité scientifique rigoureuse qu’elle est plus ou moins devenue. L’architecture fait d’abord appel à des savoirs organisés en un ensemble qui lui est particulier par son application à la construction tels que la composition, la géométrie, la morphologie, l’ornementation, l’harmonie. L’architecture va puiser d’abord dans les savoir-faire des différents beaux-arts et des différents métiers du bâtiment

L’architecture se différencie de la construction, en ce que l’architecture apporte une dimension particulière de réflexion et de planification de la part du concepteur, lorsqu’il envisage l’ensemble du cycle de vie d’une construction. Cette réflexion est à la fois esthétique, sociale, environnementale et philosophique.

L’architecture est nécessaire pour produire des marques dans la mémoire des peuples organisés sédentaires dans la quasi-totalité des sociétés existantes. La prise de position solennelle concernant les lieux remarquables est faite par ce moyen. L’architecture traduit pour les lieux de rassemblement leur nature et leur fonction sociale pour le public.

L’architecture est une réelle passion, une vocation, un appel – en même temps qu’une science et une activité commerciale. On l’a décrite comme un art social, mais aussi comme une science artistique. Elle doit être l’expression du design à son meilleur. L’architecture apporte, selon les mots de Marcus Vitruvius, grand architecte et historien romain, « solidité, utilité et beauté  ».

L’architecture procure un sentiment d’appartenance et soutient toutes les sphères de l’activité humaine. Elle favorise l’intégration harmonieuse des créations de l’homme à l’environnement, tout en valorisant la santé et le bien-être, en enrichissant les vies sur le plan de l’esthétique et de la spiritualité, en offrant des occasions de développement économique et en créant un héritage qui reflète et symbolise la culture et les traditions.

 

La SCULPTURE est une activité artistique qui consiste à concevoir et réaliser des formes en volume, en relief, soit en ronde-bosse, en haut-relief, en bas relief, par modelage, par taille directe, par soudure ou assemblage.

Le mot sculpture vient étymologiquement du latin « sculpere » qui signifie « tailler » ou « enlever des morceaux à une pierre » Cette définition, qui distingue « sculpture » et « modelage », illustre l’importance donnée à la taille de la pierre dans la civilisation romaine. La plupart du temps, le travail du sculpteur est un travail d’équipe avec un maître et des tailleurs de pierre. Plusieurs équipes travaillent simultanément sur les grands chantiers des cathédrales.

Les plus anciennes sculptures réalisées par l’homme et ayant traversé le temps sont de petites figurines rudimentaires taillées, en pierre ou en os, qui servaient probablement à des pratiques magiques, d’échanges, de rituels qui permettaient de réaliser des transactions avec des forces surnaturelles ou sociales. Certaines sculptures de tailles plus imposantes ont survécu aux millénaires qui nous séparent de leurs créateurs. Il est probable que des objets modelés, en terre, ont aussi existé, mais en l’absence de techniques de cuisson, cela reste une hypothèse.

Les premières sculptures, par exemple la Vénus de Lespugue, représentent un corps féminin. Les autres sculptures, comme celles du Roc-aux-Sorciers, représentent des animaux sauvages, base de l’alimentation des peuples de chasseurs-cueilleurs du magdalénien.

Bien que cet usage, parfois interprétable comme chamanique,  ait décliné, la représentation de l’homme reste le thème favori des sculpteurs. Selon les époques et les civilisations, les artistes ont exécuté ces figurines de manière réaliste, ou bien, au contraire, ils ont pris la plus grande liberté pour interpréter leur sujet. Quoi qu’il en soit, ils respectèrent pendant longtemps la loi de frontalité

La sculpture a tardivement été dissociée de la peinture et à Paris ces deux catégories d’artistes que l’on distingue nettement aujourd’hui, appartenaient depuis le Moyen Âge à la même communauté de métier des peintres tailleurs d’images parce qu’avant l’invention des représentations perspectives modernes, le relief d’une image de grand format ne pouvait plus être donné autrement que par un traitement en bas-relief du plan du tableau. En France, c’est avec la création des  académies de peinture et de que les deux métiers deviennent officiellement distincts, même si, à la Renaissance, beaucoup d’artistes restent aussi bons peintres que sculpteurs.

Au xixe siècle, on distingue encore le « sculpteur » qui taille de la pierre, du bois ou de l’ivoire (matériaux solides) pour créer une forme unique originale et le « statuaire » qui réalise des modèles en terre (argile), en plâtre ou en cire destinés à être reproduits (technique indirecte de la « taille avec mise aux points ») ou moulés (technique de la « fonte à cire perdue »  pour couler le bronze).

Traditionnellement, en occident, les matériaux utilisés en sculpture sont généralement d’origine minérale, la pierre, le marbre, le granite, le calcaire, le jade, le ciment (qui peut être moulé) ou le béton, l’argile, la porcelaine, la terre cuite qui sèche au four ou la terre glaise qui sèche à l’air libre , mais peuvent aussi être en métal, bronze, acier, aluminium, étain ou d’origine animale tels que l’os et l’ivoire, et végétale tel le bois.

Il y a de plus en plus d’expositions de sculptures et c’est incroyable de voir à quel point il y a du talent. Cette passion existe depuis des siècles et va toujours demeurer. Visitez n’importe quel pays et vous y trouverez des sculptures incroyables, des trésors, des richesses. Nos sculpteurs sont débordants d’énergies, d’imaginations et de talents.

Quelques citations qui définissent bien l’art ………

« La sculpture est comme l’art dramatique, à la fois le plus difficile et le plus facile de tous les arts. Copiez un modèle, et l’œuvre est accomplie ; mais y imprimer une âme, faire un type en représentant un homme ou une femme, c’est le péché de Prométhée. On compte ce succès dans les annales de la sculpture comme on compte les poètes dans l’humanité » (Honoré de Balzac)

« L’art, c’est la plus sublime mission de l’homme, puisque c’est l’exercice de la pensée qui cherche à comprendre le monde et le faire comprendre ». (Auguste Rodin)

« Ce qui importe par-dessus tout dans une œuvre d’art, c’est la profondeur vitale de laquelle elle a pu jaillir ». (James Joyce)

Carole L’Archer
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Auteur: Carole L'Archer

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