• Carole L'Archer
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La plume-fonction symbolique -8/8

La fonction symbolique de la plume est liée, dans le chamanisme, aux rituels d’ascension céleste et donc de clairvoyance et de divination.

D’autre part, dans de nombreuses civilisations, la plume est associée à un symbolisme lunaire et représente la croissance de la végétation. Les plumes d’oiseaux utilisés dans les rituels provoquent différents effets.

Le peuple amérindien ainsi que d’autres peuples, connaissent depuis longtemps, les propriétés médicales et curatives des plumes d’oiseaux.

Autre spécificité chamanique, les plumes sont des accessoires privilégiés en la matière. Leur pouvoir est essentiellement un pouvoir de dégagement des énergies résiduelles qui entourent un individu, un animal ou un objet. D’une manière plus prosaïque, on peut les comparer à l’usage du plumeau, que certaines ménagères utilisent pour dépoussiérer les objets fragiles.

Les anciens, attribuaient aux oiseaux, la capacité de capter et de redistribuer les énergies bénéfiques que le soleil nous destine, et le sac de médecine incluait souvent des plumes qui étaient également utilisées pour diriger certaines énergies lors de grands rituels.

Elles étaient préparées alors, de manière spéciale avec un peu de tabac et des ornements. Elles étaient aussi employées pour se protéger contre toute forme d’adversité, faisant office de talisman de protection.                    

La plume possède la même structure que les fibres de l’aura humaine. Elle peut être utilisée par le chaman pour agiter de l’air vers une direction définie, ou pour aplanir les fibres auriques. La plume est donc régulièrement utilisée comme instrument curatif. En effet, nos fibres auriques peuvent s’emmêler comme nos cheveux.

Si dans les traditions américaines, on choisit des plumes d’animaux nobles (aigle, condor dans les régions d’Europe, on utilise des plumes d’oie, de coq et même de corbeau.

De même chez les Iroquois où, lors de la Grande Danse des Plumes, des actions de grâce se répètent à l’infini pour remercier de tout ce qui a poussé au bénéfice des hommes; les fruits et l’eau, les animaux et les arbres, le soleil et les ceps de vigne, l’obscurité, la lune et les étoiles.

La plume est en effet symbole d’une puissance aérienne, libérée des pesanteurs de ce monde.

La couronne de plumes dont se parent rois et princes rappelle la couronne des rayons du soleil, l’auréole réservée aux êtres prédestinés.

Le rite du couronnement s’apparente aux rites d’identification du « dieu-soleil » ou à celui d’une délégation d’un pouvoir céleste. Les plumes qui surmontent les dais des Souverains et du Pape, aux quatre coins et en prolongement des piliers, signifient cette suprême autorité, d’origine céleste, répandue aux quatre coins du royaume ou de la terre; cette autorité impliquait un devoir de justice.

Si la plume est un symbole de la justice, notamment chez les Égyptiens, c’est peut-être aussi que, dans les plateaux de la balance, le poids le plus léger suffit à rompre le juste équilibre. Certains interprètes voient aussi dans la plume un symbole du sacrifice. Car, sous toutes les latitudes, poules et poulets étaient sacrifiés aux dieux et les plumes, seules, restaient étalées autour de l’autel.   Elles attestaient que le rite avait bien été accompli.

 

 

Sylvie Fortin
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Auteur: Sylvie Fortin

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