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La Caisse de dépôt cible la crème des artistes québécois

La Caisse de dépôt cible la crème des artistes québécois
Par : Le journal Les Affaires

La collection de la Caisse de dépôt et placement du Québec ne compte que 179 œuvres, mais comme dirait un chroniqueur de hockey, ce sont tous des joueurs de premier trio.

«Pour faire partie de notre collection, il faut que les artistes, tous Québécois, soient reconnus, qu’ils aient déjà des œuvres dans des musées ou qu’ils aient fait l’objet d’expositions dans des musées, explique Marie-Justine Snider, conservatrice de la collection de la Caisse de dépôt. La jeune femme est également conservatrice de la collection de la filiale immobilière de la Caisse, Ivanhoé Cambridge.

La Caisse est particulièrement fière de posséder une œuvre de David Altmejd, probablement l’artiste québécois le plus en vue actuellement à l’international. Le sculpteur, né à Montréal en 1974, habite et travaille maintenant à New York et à Londres. Jusqu’au 1er février dernier, M. Altmejd a présenté son exposition Flux au Musée d’art moderne de Paris. Cette exposition sera reprise au Musée d’art contemporain de Montréal du 14 juin au 13 septembre 2015.

La collection de la Caisse comprend aussi le portrait de Camille Claudel par l’artiste Marc Séguin, qui jouit également d’une renommée au-delà des frontières canadiennes. M. Séguin est entre autres connu pour ses road kill, des œuvres qui présentent des animaux morts trouvés sur le bord de la route, que l’artiste fixe sur la toile en peignant autour un environnement où la bête se venge de l’homme.

La Caisse possède de même une sculpture grand format de Valérie Blass, qui a fait l’objet d’une exposition au Musée d’art contemporain de Montréal au printemps 2012. Mme Blass fait appel à un vaste éventail de techniques de la sculpture – du moulage à la fonte, de la taille au modelage, de l’assemblage au bricolage. Ses œuvres amalgament les formes animales, humaines et inanimées, composant d’étranges objets hybrides.

Un long processus

Mme Snider court les expositions sur les artistes qui l’intéressent, lit sur eux, suit l’évolution de leur travail, s’enquiert aussi de ce qui se passe dans le domaine des arts contemporains à l’international. «Cela peut prendre trois ans de travail et de préparation avant que je présente une œuvre à mon comité d’acquisition des œuvres d’art», précise la conservatrice. Ce comité est formé de huit employés de la Caisse et d’un expert externe.

«Je produis un volumineux dossier et je présente l’œuvre en question que j’ai pris soin de réserver pour qu’elle ne soit pas acquise par un autre collectionneur», ajoute Mme Snider, qui peut ainsi acheter de 10 à 20 œuvres par année. Précisons que la Caisse refuse d’acquérir toute œuvre à caractère sexuel ou politique. Et toutes les œuvres doivent avoir été produites en 1965, date de la création de la Caisse, ou après.

Lorsque Mme Snider convoite une œuvre, si son créateur est représenté par une galerie, elle compare son prix avec le prix payé pour ses autres œuvres. Si elle négocie directement avec l’artiste, elle demande l’avis d’un évaluateur externe, qui se base sur les transactions passées. «Nous respectons la valeur des œuvres ; nous nous assurons de payer un juste prix, mais nous n’essayons pas de négocier pour obtenir un prix plus bas.»

Presque toutes les œuvres de la collection de la Caisse sont visibles, la grande majorité dans son édifice de Montréal. L’institution accepte de les prêter aux musées qui en font la demande. Mme Snider peut même organiser des visites de la collection aux groupes intéressés. Notons que la création de la collection ne remonte qu’à 2004, année de l’inauguration de ses bureaux du Quartier international de Montréal. Comme la plupart des collections d’entreprise, la Caisse ne revend jamais ses œuvres.

Mission de la collection de la Caisse
– Bâtir un patrimoine artistique visuel québécois de qualité ;
– Soutenir les artistes québécois.

Critères de sélection des œuvres
– Artistes québécois consacrés ;
– œuvres qui ont un bon potentiel de plus-value ;
– œuvres réalisées depuis 1965, année de création de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Source : JOURNAL LES AFFAIRES
« http://www.lesaffaires.com/dossier »

DOSSIER : COMMENT INVESTIR DANS L’ART
PAR DOMINIQUE FROMENT

Crédit Photo : Journal les Affaires
La photo utilisée : Valérie Blass Mesurer en pied, en jambe et en queue,2,2011-2012 / Objet en céramique, verre, bois et plastique, polystyrène expansé, enduit Foam Coat, plâtre, mastic Magic Sculp, acrylique, socle en contreplaqué.
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Auteur: Carole L'Archer

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