• Carole L'Archer
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13 fragments identitaires-ses origines

Les origines de « 13 fragments identitaires » : une grande histoire.

En 2011, je me suis rendue au dernier tour de sélection pour exposer un projet au Centre de créativité du Gesù, à Montréal, et j’ai enfin appris ce qui me faisait vraiment vibrer. Un projet d’exposition est comme un livre, on y raconte une histoire, on crée une ambiance.

En 2012, j’ai participé à une exposition sur les oiseaux du Québec où j’ai créé un oiseau qui parlait des patriotes et j’y avais intégré des mots. Le déclic! Mon futur projet d’exposition en serait un où je jumellerais mots et oiseaux, dont le fil conducteur serait la plume. Alors je commençai à composer ma description de projet (enfin je croyais…). Un soir, j’écoutais à la télé série Les Invincibles et j’entendis une phrase qui me donna des frissons. De là, l’idée germa que les mots intégrés à mes oeuvres seraient des extraits de livres, paroles musicales, télé séries, que je manierais selon mon interprétation et l’émotion qu’ils m’ont donnée.

J’ai constaté que trop souvent, nous sous-estimons notre culture et glorifions celle des autres. Et si je donnais une deuxième vie au travail d’artistes talentueux du Québec? Et si j’essayais de créer un événement qui donnerait le goût aux gens de découvrir ou redécouvrir le talent de chez nous et la richesse de notre langue? À ma grande surprise, j’ai eu une belle réponse de ces artistes! J’étais quand même une artiste de la relève… et ils m’ont donné ma chance. C’est une raison supplémentaire qui m’a poussée à intégrer des artistes émergents.

J’ai toujours cru que l’union fait la force, que c’est ensemble qu’on déplace des montagnes et qu’on a tous à apprendre les uns des autres. Pour ma part, l’art symbolique m’inspire beaucoup, c’est pourquoi j’aime bien mettre un texte qui accompagne mes oeuvres. Je m’exprime peut-être bien avec un pinceau, mais plus difficilement avec les mots. Je me suis alors associée avec Manon Leblanc, une auteure qui a une plume très poétique, qui traite de sujets tabous et en plus, elle adore l’art visuel.

Voyant l’envergure du projet qui grandissait dans mes méninges, il devenait inévitable de se pencher sur le financement. J’ai alors été « coachée » par Andrée St-Georges, de Culture Lanaudière, pour faire des demandes de bourses. Je n’ai peut-être pas réussi à les obtenir, mais elle m’a apporté beaucoup plus! Elle m’a fait rencontrer Ginette Trépanier, artiste hybride, qui est devenue mentor et amie. Puis Michel Boire, un sculpteur d’émotions, dont la démarche rejoint beaucoup la mienne et qui est aussi devenu un ami. Deux nouveaux collaborateurs s’ajoutaient. Croyant en mon projet, elle me guida afin de l’approfondir et de le peaufiner. Mon projet devenait de plus en plus complexe, mais aussi réaliste par le fait que je m’entourais d’artiste reconnus.

Mais comment rendre mon exposition propice à l’introspection tout en étant interactive et sans que cela ne devienne pas trop lourd? C’est là que Sarah Laliberté, technicienne en muséologie, est arrivée dans mon équipe. Voilà mon projet complet : 13 fragments identitaires est né. Il reste pourtant beaucoup de choses à faire : l’audio, la narration, la planification, la publicité, les photos, la création, etc. C’est par le biais d’amis et de contacts d’amis qu’est née ma merveilleuse équipe (Caroline Durocher, Chantal Lapierre, Dorothy Leigh, Francis Gravel, Jean-François Brière, Josée Goulet, Roger artiste photographe, et Suzie Fortier) sans laquelle je n’y serais pas arrivée. Un peu plus tard, François Fortin, animateur du 6 à 6 sur les ondes de CKOI, s’est offert comme porte-parole du projet 13 fragments identitaires.

J’avais aussi besoin de faire superviser mes oeuvres. Nabil Rimawi, de la Galerie d’art Rimawi, a su me guider tout au long de ma création et m’a aussi aidée sur le plan financier. André Julien, mon professeur qui a changé ma vie artistique, a aussi été là avec ses judicieux conseils.

À cause de mes demandes de bourse (qui exigeaient des délais précis de production), l’accident de travail de mon conjoint et le cancer de mon fils, ma production a pris beaucoup de retard. Et la seule raison qui me permet de vous présenter 13 fragments identitaires à la Maison Bélisle dès le 24 juin prochain est l’aide précieuse de chaque personne de mon équipe. Ils ont viré le monde à l’envers pour me soutenir, m’aider et travailler encore plus fort pour arriver dans les temps! Quand je dis que c’est ensemble qu’on déplace des montagnes, la phrase prend tout son sens aujourd’hui!

Au plaisir de vous voir lors du vernissage sous la formule du 5 à 7, le 26 juin 2015, à la Maison Bélisle, 844, rue St-François-Xavier, Terrebonne, J6W 1G9, salle Aimé-Despatis.

 

Stéphanie Valcourt
Instigatrice du projet 13 fragments identitaires
http://stephanievalcourt.com/13-fragments-identitaires/

 

www.mordredanslavie.com

Auteur: Carole L'Archer

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1 commentaire

  1. Bravo Stéphanie pour cette belle réussite. Tu as travaillé fort maintenant c’est le temps de la récolte.
    Bonne chance pour le 26 juin

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